OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 Modem girl http://owni.fr/2012/07/12/modem-grrrl/ http://owni.fr/2012/07/12/modem-grrrl/#comments Thu, 12 Jul 2012 10:49:14 +0000 Rosie Cross (trad. Elodie Chatelais) http://owni.fr/?p=116116 Wired en 1995. "Les filles ont besoin de modem", telle était la solution de St. Jude, "hackeuse du futur", face aux problèmes que les femmes rencontraient avec la technologie. Pour cette féministe, le combat passait aussi par le numérique.]]>

Cet article est la traduction d’une interview de Jude Milhon, décédée depuis, parue en 1995 dans le magazine américain Wired.

Jude Milhon, hackeuse plus connue sous le nom de St. Jude, tripatouille le code depuis 1967, année durant laquelle elle apprit seule le langage Fortran, ainsi que le langage assembleur spécifique au Sharp PC-1440. Et en tant qu’ancienne programmeuse UNIX, elle “parle le C++ sans accent”. À partir de 1973, bien avant la naissance de CompuServe ou l’accès facile à l’Internet, Milhon était membre de la “communauté de programmeurs et révolutionnaires de gauche” de Berkeley, Californie, à l’origine du légendaire projet Community Memory, le premier système informatique public connecté au réseau. Et elle est l’un des membres fondateurs du groupe cypherpunks – terme qu’elle a par ailleurs inventé.

Rosie Cross a interviewé par e-mail, depuis son domicile en Australie, l’irréductible programmeuse, qui vit toujours à Berkeley, Californie.

Wired : Que penses-tu du féminisme et de la technologie ?

St. Jude : Je pense que la technologie va résoudre tous nos problèmes, qu’ils soient personnels ou d’ordre scientifique. Les filles ont besoin de modems.

“Maintenant que j’en parle, je suis un ado gay et arrogant”

Wired : Penses-tu que les salons de l’électronique réservés aux femmes – ceux qui leur permettent de “bâillonner” les fayots, les boulets et autres cyberplaies – sont importants ? Ou penses-tu que l’ambiance qui règne sur le Net – “la liberté d’expression” forcée – empêche de réguler les attaques les plus virulentes envers les femmes, les pédés, les gouines, et les personnes de culture différente ?

St. Jude : Traîner avec des gens sympas, c’est bien, mais je ne veux pas passer ma vie dans le ghetto  du politiquement correct. À partir du moment où ils peuvent m’apprendre des trucs, j’aime aussi traîner avec des ados sectaires et boutonneux qui aiment se la jouer. Je peux moi-même prétendre être un ado gay et arrogant – pourquoi pas ? Surtout si ça me permet d’influencer la position d’autrui en exprimant mon opinion subversive. (Maintenant que j’en parle, je suis un ado gay et arrogant.) Les coups blessent, mais les mots qui apparaissent sur un écran m’atteignent juste autant que je le veux.

Wired : On accuse le patriarcat d’avoir construit les espaces et le langage que nous utilisons et que nous occupons. Les chercheuses américaines transforment-elles ces espaces en ghettos, en consolidant leurs intérêts de classe et en s’improvisant fliquettes lors des fête de quartier de l’élite instruite ? Toujours à l’affût d’informations, surveillant ce qui se dit, à qui, et la manière dont c’est dit ?

St. Jude : Comme une censure indirecte ? On doit à John Gilmore, de l’Electronic Frontier Foundation, ce qui est peut-être bien la citation de l’année : “L’Internet traite la censure comme n’importe quel autre bug : il la contourne.” En jargon universitaire : le discours est motivé par le désir. L’amour force toutes les serrures. Donc on va parler de ce que nous aimons à ceux qui veulent bien nous écouter. Et si certaines personnes – les fliquettes – persistent à tenter de nous intimider, au bout d’un moment, on se trouvera un nouveau lieu de rendez-vous et on les abandonnera à leur triste sort.

Il faut constamment se défendre quand on circule sur l’autoroute de l’information. Que nous soyons assaillis par des fanatiques, des bigots ou des politicards excessivement corrects, nous devons apprendre à nous défendre. N’importe quel type d’attaque en ligne requiert une connaissance des arts martiaux – l’aïkido étant sans doute le meilleur d’entre eux. Utilisez la force de votre ennemi pour lui nuire sans lui faire de mal, mais faites-le toujours dans les règles de l’art – martial. Alors apprenez à vous battre !

Pour se bagarrer, le cyberspace est mieux que tout le tapioca chaud du monde. (On n’en ressort pas couvert d’ecchymoses.) C’est le meilleur terrain d’apprentissage qui soit pour les femmes ; on peut commencer un combat physique avec un handicap de 10, okay, cependant le clavier reste le meilleur des égalisateurs – mieux qu’un Glock .45 (pistolet semi-automatique, ndlr). Et le combat sur le Net, c’est un Entraînement de Base. La sauvageonne de 14 ans que j’étais aurait bien mieux appréhendé sa vie si elle était passée par un camp d’entraînement de ce genre.

“Que la gentillesse aille se faire foutre !”

Wired : Internet est-il un endroit sûr pour les femmes ? Le viol virtuel est-il une chose possible ? Qu’est-ce que les femmes peuvent faire à un violeur virtuel qu’elles auraient démasqué – quelles sont les punitions appropriées dans le data space ?

St. Jude : Souvenez-vous que dans le cyberspace, tout le monde peut vous entendre crier. Un jour, une femme est venue pleurnicher car elle avait subi un viol virtuel sur LambdaMOO (communauté en ligne, ndlr). C’est le jeu ma pauvre dame. Vous avez perdu. Vous auriez pu vous téléporter. Ou vous transformer en Vierge de Fer (cette chose avec tout plein de piques) pour lui broyauter la bite. Mais en jouant comme vous l’avez fait, vous avez vraiment perdu. Parce que MOO, c’est aussi un espace social, dans lequel vous pouvez rencontrer des gens réellement différents en termes de culture – comme des membres du Klan –, et faire en sorte qu’ils vous respectent en tant que femme, en tant que gouine, en tant que quoi que ce soit. En vous battant, vous pourrez leur faire abandonner leurs préjugés.

J’ai un pote gay qui m’a dit qu’il se bat ainsi depuis des années… c’est un guerrier de la civilisation connectée, s’il en est. Ignorer les gens jusqu’à ce qu’ils s’en aillent, ou les supplier d’être gentils, ne changera en rien leur comportement, et cela ne les fera certainement pas changer d’avis. Endurcissez-vous ! Vous avez affaire à des gens ici, et les primates se comportent mieux quand vous leur tenez tête et que vous leur donnez une raison de vous respecter. Je déteste tout ce ouin–ouin–je–suis–une–pauvre–et–faible–femme–sensible–protégez-moi, de la merde. C’est typiquement le genre de trucs qui fait que les femmes sont méprisées. Que la gentillesse aille se faire foutre !

“Comment feras-tu pour ne laisser entrer dans ton salon virtuel que des femelles XX authentiques ?”

Wired : Il semblerait que les hommes investissent en masse les espaces d’expression des femmes sur Internet. Beaucoup de gens y voient une volonté des hommes d’avoir une plus grande part de féminité, de comprendre la psyché féminine. Tu es d’accord ?

St. Jude : Comment sais-tu que ce sont des hommes ? Je ne suis pas une dame moi chérie. Comment sais-tu que je ne suis pas un homme ? Comment feras-tu pour ne laisser entrer dans ton salon virtuel que des femelles XX authentiques, porteuses du corpuscule de Barr de vraies femmes virtuelles ? Comme on dit dans ces jeux d’aventures, “je ne vois pas d’organes génitaux ici”. Si elles disent être des femmes, c’est qu’elles sont des femmes, et qu’elles doivent être considérées comme nous autres. Mal.

Quoi qu’il en soit, le fait que les hommes soient obligés de devenir des taupes  transsexuelles pour essayer de comprendre les femmes est pathétique à mes yeux. Peut-être est-ce la seule façon pour le sexe opposé de converser avec honnêteté – être un esprit sans matière, n’avoir rien à perdre, se cacher derrière un pseudonyme. Il m’est arrivé de dire au téléphone des choses que je n’aurais pas dites en face à face. Internet fait disparaître la voix humaine.

Quand vous n’avez rien, vous n’avez rien à perdre. Je peux jouer des tours incroyables, et je peux même faire un truc encore plus scandaleux : je peux être honnête. Dire des choses personnelles et vraies – et j’ai du mal à m’imaginer faire cela sur le champ. Ce pourrait être une avancée sur la manière dont l’humain apprend sur l’humain, et pas seulement sur la façon dont les hommes et les femmes apprennent à se comprendre. Et ça me semble bien.

Wired : Si tu devais choisir un mot pour décrire ce que tu fais quand tu utilises ce medium électronique, quel serait-il ?

St. Jude : Je suis une hackeuse du futur ; je fais tout pour avoir les droits root sur le futur. Je veux faire une razzia sur son système de pensée. Grrr.

Wired : Si tu pouvais concevoir une machine, que ressentirait-elle, quelle serait son apparence et comment agirait-elle ? Quelle puissance CPU (unité centrale, ndlr.) lui donnerais-tu ? Tu la laisserais porter ta veste de cuir noir ?

St. Jude : Les machines me déçoivent. Je n’arrive à aimer ni le soft ni le hardware. Je suis déjà nostalgique du futur. Il nous faut une résolution super élevée ! Donnez-nous de la bande passante ou tuez-nous ! Attardez-vous sur les fleurs à petit pois ultraviolets que seuls les colibris regardent, humez-les comme des abeilles. Et développez votre sensorium (référence à Mac Luhan, ndlr.) dans tous les domaines possibles.

Rosie Cross est une productrice de radio indépendante, auteure, vidéaste, et geekette autoproclamée qui vit à Sydney, Australie.


Traduction Élodie Chatelais, avec l’aimable autorisation de Rosie Cross (@rosiex)

Texte original ; à lire aussi, la nécrologie de Wired, “Hackers Lose a Patron Saint

Illustration par Surian Soosay [CC-by]

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http://owni.fr/2012/07/12/modem-grrrl/feed/ 13
Le code, c’est chic, c’est fric http://owni.fr/2012/06/21/le-code-cest-chic-cest-fric/ http://owni.fr/2012/06/21/le-code-cest-chic-cest-fric/#comments Thu, 21 Jun 2012 10:06:42 +0000 Sabine Blanc http://owni.fr/?p=114047

code, code, code, pendant le hackathon de voxe.org - (cc) Ophelia Noor pour Owni

10 millions de dollars : moins d’un an après son lancement en août 2011, Codeacademy vient d’effectuer une belle levée de fond. Ce site d’apprentissage interactif de la programmation avait déjà réuni 2,5 millions de dollars lors du précédent tour de table en novembre dernier.

Parmi les investisseurs successifs, on trouve quelques noms sexy dans le petit monde des start-ups des nouvelles technologies : Union Square Ventures, qui a mis de l’argent entre autres dans Foursquare, Tumblr ou bien encore Twitter ; Index Ventures, qui compte dans son portefeuille Skype, SoundCloud, MySQL, etc ; Kleiner Perkins, qui a mis des billes dans Spotify, Klout, Zynga… ;  Richard Branson, le fondateur de Virgin.

Un tableau de chasse à l’image de l’engouement que suscite l’apprentissage du code, en particulier aux États-Unis. Le “programmer ou être programmé” de l’écrivain américain Douglas Rushkoff semble avoir fait tilt dans plus d’une tête. La courbe de croissance de Codeacademy est affolante, à tel point qu’elle se définit maintenant comme “une entreprise mondiale” ayant atteint le saint Graal de la scalability , l’extensibilité en bon français : des centaines de milliers d’utilisateurs, 50% de leur audience hors des États-Unis, 400 cours, le tout assuré par neuf employés. Et ce n’est que le début donc.

Facile.

Storytelling

En bons adeptes du storytelling, les deux (très) jeunes fondateurs Zach Simms et Ryan Bubinski expliquent avoir fondé Codeacademy pour pallier un manque en matière d’éducation :

J’enseignais moi-même la programmation et j’étais extrêmement frustré de ce que je trouvais dans les livres, les vidéos et partout ailleurs en ligne. Dans le même temps, Ryan avait déjà enseigné à des centaines d’étudiants alors que nous étions à Columbia et que nous cherchions comment enseigner à des millions en plus. [...]

Mary Meeker de Kleiner Perkins a visité nos bureaux [au début de l'année]  et a décrit un panorama des quelques industries qui avaient besoin d’être secouées, l’éducation figurait en tête. [...] Nous avons passé beaucoup de temps à parler à Saul et Mary, et Mike Abbott chez Kleiner du futur de l’éducation, de la programmation et de nos forces de travail.

Il est vrai que l’école a du mal à prendre en charge cette partie et les appels à ce qu’elle intègre l’enseignement du code dans les programmes sont récurrents : Eric Schmidt, le président exécutif de Google, a ainsi taclé la Grande-Bretagne, le pays qui a inventé l’ordinateur, pour avoir “gaspillé son fantastique héritage en informatique”.

Si des initiatives similaires existent, comme CodeSchool, O’Reilly ou WebMaker et les Summer Code Party de la fondation Mozilla, aucune ne revendique un succès aussi fort. Mathieu Nebra, qui a fondé à treize ans en 1999 le Site du zéro, un alter ego français à succès, puis une société autour, émet des hypothèses :

Ils ont été très médiatisés, pourquoi ? Je ne sais pas… C’est un concept ancien, qu’ils ont réussi à simplifier et à rendre sexy.

Sexy et gratuit, ce qui aide. Si sexy que le maire de New York Michael Bloomberg a twitté qu’il allait s’y mettre aussi cet hiver, assurant au passage un beau coup de publicité gratuite :

Le #codeyear du tweet est une référence à l’opération lancée en janvier par la jeune entreprise, qui alimente ainsi son propre succès. Dans sa veine éditoriale, Code Year délivre un discours démystifiant sur le code, que certains imaginent comme un monde mystérieux et ésotérique et élitiste (un discours entretenus par certains programmeurs jaloux de leur pré-carré :)

Code Year est un cours introductif pour quiconque souhaite apprendre à programmer. Code Year commence avec les fondamentaux et enseigne les concepts à travers des cas concrets.

make($) sinon end(game)

Il y a juste un truc qui cloche, comme le souligne Mathieu Nebra :

Le montant de la levée de fonds ne m’étonne pas, aux États-Unis, il faut toujours rajouter un zéro. Mais la boite n’a aucune source de revenus. Ils pourront valoriser la base de leurs utilisateurs pour en faire une CVthèque ou faire payer les fonctionnalités. Mais leur communauté risque de ne pas être stable, comme elle s’est construite sur une hype.

Levée de fonds, succès foudroyant, jeunes fondateurs, buzz, Codeacademy a des parfums de micro-bulle. Si elle dispose d’un petit matelas de billets qui lui permet d’envisager le court terme sereinement , l’équation à long terme est inévitable : make($) sinon end(game) // just a copy/paste from myspace’s source.


Photo par Ophelia Noor pour Owni pendant la session hackathon d’applications organisée par l’association Voxe.org pour la présidentielle 2012

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http://owni.fr/2012/06/21/le-code-cest-chic-cest-fric/feed/ 4
Vendredi c’est Graphism ! http://owni.fr/2012/05/04/vendredi-cest-graphism-3/ http://owni.fr/2012/05/04/vendredi-cest-graphism-3/#comments Fri, 04 May 2012 08:11:31 +0000 Geoffrey Dorne http://owni.fr/?p=108961

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à bord de Vendredi c’est Graphism !

Au programme de la semaine, je vous invite à observer des appareils photos en pixel-art, des logos de candidats, le Social Graph ENFIN expliqué, de la programmation graphique en temps réel, un touchant court métrage illustré. On ira également faire un tour du côté du Titanic, de la typo Nougatine et l’on terminera avec un WTF spécial “rapport de voisinage”, rien que ça !

Bonvendredi & BON Graphism !

Geoffrey

On commence la semaine avec une actu qui a fait le tour du web ! Si vous aimez les appareils photos, vous tomberez en amour avec cette animation très bien réalisée par le brésilien Antonio Vicentini. Ce jeune homme a récupéré le travail de Billy Brown, un autre jeune homme qui a dessiné 100 illustrations de la d’appareils photos à la mode “pixel”. Billy les a ensuite pris soin de les mettre ligne sous licence Creative Commons Attribution, permettant à quiconque d’utiliser, de réutiliser et de modifier ses images à condition de le citer.  La beauté du partage, que demander de plus  ? :-)

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source | source

À l’heure où la campagne bat son plein, la politique ressemble de plus en plus à un combat d’image, d’opinion, mais pas d’idée, pas de fond. Alors quitte à jouer le jeu de l’image,  l’agence Landor a demandé à des familles de dresser le portrait chinois marketing de six candidats. Nicolas Sarkozy renvoie ainsi à Chanel, Nespresso ou TF1 tandis que François Hollande évoque Zara, Carte Noire ou les chaînes du service public.

Le résultat :

« Si Nicolas Sarkozy était une griffe de mode, ce serait Chanel tandis que les Français voient plutôt François Hollande en Zara. Pour le café, le premier est lié à Nespresso, le second à Carte Noire. L’un est plutôt Hilton, l’autre Pierre & Vacances. Selon Landor, celui qui représente l’UMP est associé à des « marques leaders et statutaires ». Tandis que le candidat du PS est une « marque de qualité tout en étant accessible, familiale et/ou populaire ». Mais Nicolas Sarkozy et François Hollande partagent visiblement certaines valeurs. Leurs deux noms se voient attachés à ceux de Coca-Cola ou de la Peugeot 508. »

Les candidats regroupés sous forme de logos :

logos Et si les candidats étaient des logos ? des marques ?

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On continue avec des explications… Popularisé par Mark Zuckerberg le « Social Graph » désigne le réseau de connexions et de relations entre les gens et les objets du monde réel (les produits, les lieux, les entreprises, les articles d’un site web…). Cette forme de modélisation des données via Facebook permet la diffusion rapide et simple et le filtrage efficace de l’information. Cela permet également -en théorie- d’améliorer le classement des ressources sur le web via un système de recommandations sociales.

Pierre Bellet a ainsi réalisé une vidéo très intéressante et assez didactique sur ce système… En espérant que cela simplifie les choses !

Cliquer ici pour voir la vidéo.

source

Toujours cette semaine, voici, pour les amoureux des belles images, de l’indentation syntaxique, des voxels et autres courbes de gausse… cette après-midi on parle code, mais pas n’importe quel code, on parle code en ligne et en live ! En effet, il existe de nombreux outils pour coder de cette façon mais je tenais surtout à vous présenter LiveCodeLab. Ce petit dernier sert principalement à réaliser des images, des animations, des effets visuels, mais il sera une bonne initiation au code.

LiveCodeLab en quelques mots :

Livecodelab est un endroit spécial où vous pouvez faire du code « à la volée » afin de générer des effets visuels 3D et jouer des sons assez décalés Le code « à la volée » prend tout son sens sur ce site car, pendant que vous tapez, vous obtenez le rendu immédiatement. Tapez seulement les trois lettres suivantes : « box », et boum, une boîte apparaîtra. Pas de choses compliquées, pas d’attente, rien du tout. Le site possède également de nombreux exemples à essayer, à modifier.

LiveCodeLab en image :

code Designers : codez en ligne et en temps réel !

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Hop, une bouffée d’oxygène à nos yeux avec le travail  graphique et magique d’Eusong Lee qui a créé ce court métrage d’animation. Cette touchante petite fille se souvient de son père qui est décédé pendant les attentats du 11 Septembre… rien à rajouter, ça s’observe, s’écoute, se ressent.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

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Comme c’est vendredi, c’est aussi typographie avec Nougatine, une fonte de titrage inspirée par la saveur des cookies sortants du four. Elle possède 380 glyphes, de nombreuses ligatures et toute une panoplie de lettres alternatives pour vous permettre les meilleures combinaisons possibles. Étant gratuite, Nougatine est sous licence Creative Commons à usage non-commercial, excepté sous l’autorisation de son auteur.

> télécharger la typo Nougatine !

source

En ce moment, il y a trop de choses autour du film Titanic qui est ressorti en 3D au cinéma (quelle drôle d’idée au passage!). Cependant, voici une animation datavisualisée assez géniale sur le sujet. Réalisée par AfterThe Flood, pour la BBC, cette vidéo sur le Titanic sert à expliquer aux téléspectateurs quelques rudiments historiques. Le tout est graphique, simple, narratif et bien réalisé.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

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Le WTF de cette semaine s’appelle “Chers voisins” et sélectionne avec talent les petits messages que les voisins s’affichent par post-it et autres feuilles interposées… ;-)

Le site chersvoisins.

Et voilà, notre revue de la semaine est terminée pour aujourd’hui, mais je vous laisse avec des affiches pour parasiter la politique sur le site parasites2012, des images “lol” avec trollcadero, et aussi avec cette superbe cartographie du lit d’un couple ! ;-)

Zou à la semaine prochaine et en attendant… gardez l’oeil ouvert !

Geoffrey

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http://owni.fr/2012/05/04/vendredi-cest-graphism-3/feed/ 9
5 idées plus ou moins reçues sur les films à la télé http://owni.fr/2011/05/13/5-idees-plus-ou-moins-recues-sur-les-films-a-la-tele/ http://owni.fr/2011/05/13/5-idees-plus-ou-moins-recues-sur-les-films-a-la-tele/#comments Fri, 13 May 2011 16:19:29 +0000 Erwann Gaucher http://owni.fr/?p=62607

Ce qui est bien avec les statistiques, c’est que c’est généralement plus efficace que l’horoscope dans la vie de tous les jours. Ainsi, s’il vous prend la folle envie de regarder un film à la télé, sur l’une des chaînes historiques (TF1, France 2, France 3, France 5, Arte ou M6),  vous pouvez  déjà deviner comment cela se passera, ou presque. Dans la plupart des cas, vous vous taperez un film français, à partie de 22h30, que vous avez déjà vu trois fois au moins. Ça fait envie hein ?

C’est ce qui ressort du rapport du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée, à consulter ici) qui passe au crible tous les films diffusés sur ces chaînes depuis 1990. Des chiffres qui permettent de confirmer, ou non, quelques idées reçues sur la télé.

« Y’a de moins en moins de films à la télé »… FAUX

A contrario de bien des idées reçues, le nombre de films diffusés sur les chaînes généralistes n’a pas baissé ces dernières années, il est au contraire en en augmentation quasi constante.
En 1992, TF1, France 2, France 3, France 5, Arte et M6 avaient diffusé 841 films au total. Dix ans après, en 2002, ils en diffusaient 972 et en 2009, le total était de 1 070.

« Aujourd’hui, les films sont réservés aux insomniaques »… VRAI

Une chose est sûre : si vous êtes cinéphiles, mieux vaut être un couche-tard !
En 1992, 56% des films (471) passaient en première partie de soirée. En 2009, ils n’étaient plus que 36% (390). Les insomniaques, eux, sont au comble du bonheur. Car les films n’ont pas été repoussés à la seconde partie de soirée, mais carrément à la nuit ! En 1992, les durs du sommeil n’avaient pas grand chose à se mettre sous la dent puisque seuls 31 films étaient diffusés de nuit dans l’année. En 2009, le chiffre a explosé pour atteindre 218 diffusions nocturnes, soit 20% du nombre total des films proposés sur les 6 chaînes historiques. C’est quasiment autant que le nombre de films proposés en seconde partie de soirée (251)…

« Y’a plus que des films américains à la télé »… FAUX

Si les séries américaines se taillent la part du lion, côté films, la France reste largement majoritaire, politique de quota oblige. En 1992, 433 films made in France ont été proposés, soit 51% des films diffusés à la télé. En 2009, le nombre de films français était en augmentation (482), mais proportionnellement en recul (45%). Légèrement au-dessus du quota de 40% imposé par la loi.
Ce que l’on remarque aussi, c’est que l’institution du film français de 20h30 a elle aussi du plomb dans l’aile (de coq, bien sûr), puisqu’en 17 ans, on est passé de 58% de diffusion en première partie de soirée à 34% pour les films français…

Côté Hollywood, pas de révolution. 249 films américains avaient été diffusés en 1992 contre 336 en 2009, ce qui reste à peu près équivalent proportionnellement.
Plus surprenant, les deux chaînes les plus américanophiles ne sont pas forcément celles que l’on croit puisqu’il s’agit d’Arte (81 films US en 2009) et France 3 (77), devant TF1 (75), France 2 (53) et M6 (48).

« On l’a vu 20 fois ce film »… VRAI

20 fois, peut-être pas, mais au moins trois fois, oui ! En 2009, 51% des films diffusés sur ces chaînes étaient ce que l’on appelle des « diffusions de rang 3 au moins », c’est-à-dire qu’ils ont été diffusés trois fois au moins sur les autres chaînes généralistes gratuites. Du vu, du revu, et même du re-revu pour la majorité des films en somme.
Des chiffres nettement supérieurs à ceux des films diffusés en exclusivité qui représentaient 32% des films diffusés en 2009.

« Y’a que des vieux films en plus »… FAUX

Et non, ce n’est pas parce qu’on nous repasse tout le temps les mêmes films qu’ils sont vieux. L’écrasante majorité des longs-métrages diffusés ont en effet moins de dix ans. Les films de trente ans ou plus ne représentent que 28% des films.

Billet initialement publié sur Cross Media Consulting

Image Flickr PaternitéPas de modification Certains droits réservés par Jeffhubbard

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Compte-rendu : #Midem French Vibes http://owni.fr/2011/01/24/compte-rendu-midem-french-vibes/ http://owni.fr/2011/01/24/compte-rendu-midem-french-vibes/#comments Mon, 24 Jan 2011 13:02:11 +0000 Loïc Dumoulin-Richet http://owni.fr/?p=29854 Dimanche soir dans le cadre plus qu’agréable de l’hôtel Martinez de Cannes se déroulaient les concerts de la sélection French Vibes du Midem. Comme nous l’expliquait Luc Charles dans une interview en amont de l’événement, la France est à l’honneur cette année. Logique donc de proposer un plateau d’artistes plus ou moins confirmés, sensé montrer ce que la France fait de mieux.

Avec huit artistes et groupes (Aaron, BB Brunes, The Bewitched Hands, Cascadeur, The Chase, Medi, Revolver et Syd Matters) au programme, la sélection était chargée en testostérone. “Où sont les femmes ?” aurait pu s’insurger une gloire déchue des 70s. A croire que le paysage musical francophone ne propose pas d’artistes féminines crédibles capables de porter l’étendard de la scène nationale. On en doute évidemment fortement, et l’on s’étonne que les programmateurs de la soirée n’ait pas porté plus d’intérêt à ce “détail”.

Autre critique, l’uniformité décevante de la sélection. En misant sur un line-up rock et pop, French Vibes ne reflète pas vraiment la diversité musicale française. Quid des musiques urbaines, de l’électro ou encore de la chanson française ? On s’étonne d’ailleurs que la totalité des artistes ayant foulé les deux scènes de l’hôtel Martinez hier, à l’exception des BB Brunes, s’exprime dans la langue de Shakespeare. Ajoutée à cela la stratégie de miser sur 50% de valeurs sûres (Aaron, Syd Matters, Revolver et BB Brunes), au succès établi dans l’hexagone, et l’on perçoit la volonté sous-sous-jacente du Midem d’exposer ces groupes à l’export. Malin, puisque qu’une majorité des participants du salon est étrangère. Dommage pour l’exception culturelle !

Reste que les artistes ont assuré un spectacle de qualité, malgré le son souvent déplorable (notamment dans la grande salle) et prouvé, révélations comme artistes confirmés, que la scène française n’a pas à rougir de la concurrence internationale. Mention spéciale à Aaron, notre gros coup de coeur en live, qui a bénéficié d’un son meilleur que les autres artistes, et qui a su s’appuyer sur une setlist aussi qualitative que cohérente. Comme nous avons pu l’entendre ça et là à la fin de la soirée, “the French rock!“.

Crédits photos FlickR CC : kmeron

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